Contre les augmentations de tarif au CIAS

La dernière réunion du Conseil communautaire du Seignanx (CCS) avait été l’objet d’un échange vif (lire « Sud Ouest » du 28 avril) entre Anne Dupré (Tarnos) et Éric Guilloteau, président de la communauté de communes, à propos de l’augmentation des tarifs des aides ménagères du CIAS (Centre intercommunal d’action sociale). Vendredi dernier, Anne Dupré et Danielle Destouesse, soit l’actuelle et l’ancienne adjointe au maire de Tarnos aux affaires sociales, entourées de quelques bénéficiaires du CIAS mécontents et de représentantes de la CSF (Confédération syndicale des familles) ont pris l’initiative de proposer une pétition « contre les augmentations tarifaires et pour exiger une mise à plat du fonctionnement du CIAS via un audit indépendant ».
Pétition et audit
La nouvelle grille tarifaire du CIAS en mains, elles pointent les augmentations du service d’aide et d’accompagnement à domicile avec un tarif augmenté de 7,4 % en semaine (23,53 % le dimanche) pour une personne seule, dont le revenu brut mensuel est supérieur à 1 101 euros, jusqu’à 60 % d’augmentation en semaine (82 % le dimanche) pour un couple dont le revenu brut mensuel excède 2 500 euros, etc.
Les deux élues fustigent aussi la méthode employée par le CIAS : un courrier précisant aux usagers qu’ils avaient toute latitude pour ne pas donner suite à leur contrat de service, avec réponse avant le 30 avril, faute de quoi le service serait suspendu. Elles craignent pour l’emploi au CIAS, rappellent que les problèmes persistants de gestion et de fonctionnement ont déjà abouti à une hausse importante de la subvention d’équilibre versée par la CCS, passée de 450 000 euros en 2014 à presque 1 300 000 euros en 2018, alors que le nombre de bénéficiaires baisse : 690 en 2016, 567 en 2017.
Ces élues considèrent que ces mesures sont en contradiction avec les orientations du Département et de l’ARS (Agence régionale de santé) de maintien à domicile des personnes âgées et s’ajoutent à la hausse de la CSG et à la baisse des APL. La CSF confirme qu’elle est intervenue pour des problèmes de changement d’horaire, de diminution d’heures d’aide ménagère. Un usager présent va se tourner vers le privé, moins cher, deux autres vont réduire le nombre d’heures d’aide à domicile.
Journal Sud-ouest du 18 mai 2018.

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